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Les études de droit

Qu’apprend-on en fac de Droit ?

Je vais introduire cette première partie par une brève synthèse de mon parcours : après quatre années de Droit à Lyon (spécialité droit privé), j’ai intégré un Master 2 de Droit Fiscal à Paris. A l’issue de celui-ci, j’ai réussi l’examen d’accès à l’école de formation du barreau (EFB).

Le Droit enseigné à l’Université est constitué d’un ensemble de matières qui peuvent sembler arides en raison de l’absence d’enseignements spécifiques au Lycée à l’exception de ceux que l’on retrouve dans la filière STMG (filière technologique).

On y retrouve des matières fondamentales comme le droit constitutionnel, le droit administratif, le droit des obligations, le droit du travail ou le droit fiscal mais également d’autres qui ont vocation à développer et entretenir l’éveil intellectuel des étudiants comme l’étude de la Science Politique ou des Relations internationales.

L’Université apprend également aux étudiants une rigueur sur le long terme et une autonomie. Par ailleurs, si la fin du semestre clôturant l’année intervient généralement assez tôt dans l’année (autour de la fin du mois de mai), ce temps long des vacances est souvent mis à profit par les étudiants pour des stages.

A quoi mènent les études de droit ?

Le Droit mène absolument à tout pour autant qu’il soit travaillé avec une certaine forme d’acharnement. En effet, le socle de culture juridique qui est donné aux étudiants jusqu’à la fin de la Licence est complémentaire avec les enseignements que l’on peut retrouver ailleurs. Ainsi, il est possible de rejoindre une excellente école de commerce grâce aux admissions parallèles (hors classes préparatoires) qui ne nécessitent qu’un (très) bon dossier universitaire et deux «attestations» de niveau (le TOEIC pour l’anglais et le TAGE MAGE).

Il est également possible de passer les concours de la fonction publique comme celui de commissaire de police, des IRA (Instituts Régionaux d’Administration) ou l’ENA (École Nationale d’Administration) après s’être spécialisé en Droit Public.

Le Droit mène aussi, et c’est la première chose à laquelle on pense, à des fonctions juridiques comme Huissier, Avocat, Magistrat, Administrateur Judiciaire ou juriste en entreprise …

Il est également possible d’aller étudier à l’étranger (hors programme Erasmus proposé dans la majorité des Universités) dans le cadre d’un LLM (Master of Laws).

Toutefois, le nombre d’étudiants en première année de Droit ne cesse d’augmenter années après années. Ainsi, les bonnes places sont rares et il est faux de penser que le système universitaire est moins impitoyable que celui des classes préparatoires. Si un moyenne de 10 permet en effet de valider l’année en cours, les formations les plus sélectives réclameront des notes largement supérieures à cette moyenne. Les bons Masters 2 de spécialisation reçoivent entre 500 et 700 candidatures chaque année pour un nombre de places limités (entre 20 et 25). Par ailleurs, le dossier universitaire pour entrer en Master 2 porte sur les quatre premières années. L’Université peut paraître moins exigeante qu’en classes préparatoires mais elle dure plus longtemps.

La même logique s’applique pour les dossiers des admissions parallèles aux écoles de commerce.

J’invite à lire à ce sujet le blog du Professeur Patrick Morvan sur l’âpreté de la sélection à l’Université : http://patrickmorvan.over-blog.com/article-23224008.html

Quelles sont les qualités requises pour faire du droit ?

Il faut dans un premier temps une certaine dose de résistance à la rigueur et au rébarbatif. En effet, et cela est surtout vrai pour les trois premières années de Droit qui composent la Licence, on ne demande pas aux étudiants de réinventer le droit ou de contester des positions doctrinales établies mais simplement d’appliquer une méthode de raisonnement que ce soit pour la résolution de cas ou lors de commentaires d’arrêts.

C’est seulement dans un second temps, lorsque l’étudiant est arrivé à un certain niveau de maturité, qu’il a pu assimiler les concepts fondamentaux du Droit, que l’on exige de lui une véritable souplesse intellectuelle pour répondre précisément aux questions qui lui sont posées.

La qualité principale pour réussir est la curiosité intellectuelle, comme dans la plupart des filières post-bac.

Mais que proposent Aymeric et Simon ?

Qu’apprend-on en fac de Droit ?

Je vais introduire cette première partie par une brève synthèse de mon parcours : après quatre années de Droit à Lyon (spécialité droit privé), j’ai intégré un Master 2 de Droit Fiscal à Paris. A l’issue de celui-ci, j’ai réussi l’examen d’accès à l’école de formation du barreau (EFB).

Le Droit enseigné à l’Université est constitué d’un ensemble de matières qui peuvent sembler arides en raison de l’absence d’enseignements spécifiques au Lycée à l’exception de ceux que l’on retrouve dans la filière STMG (filière technologique).

On y retrouve des matières fondamentales comme le droit constitutionnel, le droit administratif, le droit des obligations, le droit du travail ou le droit fiscal mais également d’autres qui ont vocation à développer et entretenir l’éveil intellectuel des étudiants comme l’étude de la Science Politique ou des Relations internationales.

L’Université apprend également aux étudiants une rigueur sur le long terme et une autonomie. Par ailleurs, si la fin du semestre clôturant l’année intervient généralement assez tôt dans l’année (autour de la fin du mois de mai), ce temps long des vacances est souvent mis à profit par les étudiants pour des stages.

A quoi mènent les études de droit ?

Le Droit mène absolument à tout pour autant qu’il soit travaillé avec une certaine forme d’acharnement. En effet, le socle de culture juridique qui est donné aux étudiants jusqu’à la fin de la Licence est complémentaire avec les enseignements que l’on peut retrouver ailleurs. Ainsi, il est possible de rejoindre une excellente école de commerce grâce aux admissions parallèles (hors classes préparatoires) qui ne nécessitent qu’un (très) bon dossier universitaire et deux «attestations» de niveau (le TOEIC pour l’anglais et le TAGE MAGE).

Il est également possible de passer les concours de la fonction publique comme celui de commissaire de police, des IRA (Instituts Régionaux d’Administration) ou l’ENA (École Nationale d’Administration) après s’être spécialisé en Droit Public.

Le Droit mène aussi, et c’est la première chose à laquelle on pense, à des fonctions juridiques comme Huissier, Avocat, Magistrat, Administrateur Judiciaire ou juriste en entreprise …

Il est également possible d’aller étudier à l’étranger (hors programme Erasmus proposé dans la majorité des Universités) dans le cadre d’un LLM (Master of Laws).

Toutefois, le nombre d’étudiants en première année de Droit ne cesse d’augmenter années après années. Ainsi, les bonnes places sont rares et il est faux de penser que le système universitaire est moins impitoyable que celui des classes préparatoires. Si un moyenne de 10 permet en effet de valider l’année en cours, les formations les plus sélectives réclameront des notes largement supérieures à cette moyenne. Les bons Masters 2 de spécialisation reçoivent entre 500 et 700 candidatures chaque année pour un nombre de places limités (entre 20 et 25). Par ailleurs, le dossier universitaire pour entrer en Master 2 porte sur les quatre premières années. L’Université peut paraître moins exigeante qu’en classes préparatoires mais elle dure plus longtemps.

La même logique s’applique pour les dossiers des admissions parallèles aux écoles de commerce.

J’invite à lire à ce sujet le blog du Professeur Patrick Morvan sur l’âpreté de la sélection à l’Université : http://patrickmorvan.over-blog.com/article-23224008.html

Quelles sont les qualités requises pour faire du droit ?

Il faut dans un premier temps une certaine dose de résistance à la rigueur et au rébarbatif. En effet, et cela est surtout vrai pour les trois premières années de Droit qui composent la Licence, on ne demande pas aux étudiants de réinventer le droit ou de contester des positions doctrinales établies mais simplement d’appliquer une méthode de raisonnement que ce soit pour la résolution de cas ou lors de commentaires d’arrêts.

C’est seulement dans un second temps, lorsque l’étudiant est arrivé à un certain niveau de maturité, qu’il a pu assimiler les concepts fondamentaux du Droit, que l’on exige de lui une véritable souplesse intellectuelle pour répondre précisément aux questions qui lui sont posées.

La qualité principale pour réussir est la curiosité intellectuelle, comme dans la plupart des filières post-bac.

Mais que proposent Aymeric et Simon ?
Par |2018-06-18T16:00:46+00:0011 décembre 2017|Orientation|0 commentaire

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